Un plat pays qui est le vôtre

Alors que Bruxelles exalte l’amour de Victor Hugo pour sa fille Adèle, Brel l’imagine rêver et danser au rythme des hommes et des femmes en crinoline sur la place Sainte-Catherine.

 

Foulez à votre tour les pavés de la ville. À quelques pas de la Grand-Place, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, le Radisson Blu Royal Hotel Brussels se dérobe derrière l’élégance surannée d’une façade Art déco. Déposez vos valises dans la chambre luxueuse qui enchantera vos nuits et vos douces matinées.

Armé de votre seule curiosité, partez à la découverte du plus bel hôtel de ville de Belgique, « éblouissante fantaisie de poète tombée de la tête d’un architecte », selon les mots de Victor Hugo. Faites une halte devant la Maison du Roi au style gothique flamboyant, devenu Musée de la Ville de Bruxelles puis, avec une boule de glace onctueuse, dégustez les savoureuses gaufres de la Maison Dandoy. Dans une rue voisine, les Galeries Royales Saint-Hubert abritent, sous une sublime verrière ensoleillée, des boutiques de luxe et le célèbre Théâtre Royal des Galeries : du 19 avril au 14 mai, installez-vous devant la comédie indémodable de Michael Frayn, Silence en coulisses.

 

Au nord de l’hôtel, vous explorerez le Centre belge de la bande dessinée qui, en ce début de printemps, abrite les illustrations du talentueux Gipi. Au sud de la Grand-Place, le Mont des Arts attend avec hâte les amoureux de la culture. D’humeur gourmande ? Pierre Marcolini satisfait vos désirs chocolatés, tandis que la Chaloupe d’Or épouse à la perfection les traditions belges dans un décor historique. Pour des plaisirs sucrés, le Musée du Cacao et du Chocolat vous convie à sa table de truffes et de pralines.

 

Quelques artères plus loin, à l’angle des rues de l’Étuve et du Chêne, le soleil rosit les joues du Manneken-Pis, qui ne cesse d’alimenter les légendes de Bruxelles. « Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague, / Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues, / Et de vagues rochers que les marées dépassent, / Et qui ont à jamais le cœur à marée basse, / Avec infiniment de brumes à venir, / Avec le vent de l’est, écoutez-le tenir, / Le plat pays qui est le mien. »

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